Mathieu Janin 2.0

Géo-génie helvétique bientôt au service de la grande distribution informatique ?

Vendredi 16 Mars 2012

7 mars 2004 - Dans le cadre d’un projet-pilote, l’association helvétique d’intérêt public « Nez Rouge » a disposé en fin d’année dernière du dernier cri technologique en matière de géopositionnement/ géoguidage. Cette application, pour le moment unique en Suisse, facilite la vie des chauffeurs et du personnel en déplacement. Durant les prochains mois, d’autres projets pilotes de ce type seront mis sur pied en Suisse et le secteur de la distribution informatique pourrait également bientôt profiter de cette nouvelle technologie. Nous vous proposons un compte-rendu de cette expérience unique en son genre ainsi que des explications sur les différents systèmes de géopositionnement par satellites existants.


Lorsque la technologie est réellement au service de l’hommeIssue de la fusion des technologies de communication mobile les plus récentes et du dernier cri en matière de géo-relation, le service « GeoGeny » proposé par l’opérateur helvétique de télécommunications sunrise et son partenaire montreusien CPR Groupe (Suisse) SA facilite autant la vie des membres de l’association « Nez Rouge » que celle de ses « clients » d’un soir, incapables de conduire leur véhicule après une soirée bien arrosée ou à la suite d’une grosse fatigue. Jusqu’à ce jour, cette association d’intérêt public fonctionnait de façon traditionnelle : un centre téléphonique recensait les appels et les téléphonistes transmettaient les itinéraires des personnes à prendre en charge à l’accompagnant du chauffeur « Nez Rouge » qui s’occupait également du choix de l’itinéraire à suivre et du repérage sur le terrain.

La vie des bénévoles de « Nez Rouge » a drastiquement changé
Grâce à ce progrès technologique, la vie des bénévoles a positivement évolué. Le service GeoGeny automatise et optimise les interactions entre le centre d’appel et la flotte de véhicule. Il assure un lien permanent entre le centre d’appel « Nez Rouge et chaque véhicule associatif sur le terrain. Alliant plusieurs technologies de pointe (GPS, SMS, GSM et GPRS, voir encadré), GeoGeny géolocalise, suit et gère en temps réel l’évolution de l’ensemble de la flotte de véhicules sur le terrain ainsi que l’envoi de messages d’informations par SMS. Son terminal de bord (dans le cadre de ce projet un simple assistant PDA électronique équipé d’un module GPRS/GPS/GSM) sert au conducteur à visualiser la route à suivre de façon bi- ou tridimensionnelle et à bénéficier d’un service de géopositionnement de dernière génération (marge d’erreur : +/-10m) intégrant toutes les informations routières et topographiques nécessaires au bon fonctionnement du service. Cette fonction se révèle particulièrement utile lorsque le brouillard ou l’obscurité empêche toute visibilité sur le terrain.

Automatisation des itinéraires
Autre révolution pour l’association, GeoGeny gère automatiquement les différentes courses à faire et attribue de manière tout aussi automatique le prochain client au véhicule le plus à proximité de ce dernier, en un temps record puisque le système administre individuellement chaque itinéraire des véhicules composant la flotte. Ce faisant, « Nez Rouge » perd moins de temps en trajets et recherches inutiles pour transporter un plus grand nombre de personnes par nuit et augmenter ainsi la qualité de son service de rapatriement.

Les usagers sont également informés en temps réels
Si les chauffeurs et navigateurs sont les premiers bénéficiaires de cette application, les bénéficiaires du service « Nez Rouge » ne sont pas en reste. Grâce à GeoGeny, toute personne disposant d’un téléphone cellulaire se voit informé par SMS de l’heure d’arrivée exacte du véhicule commandé et évite ainsi d’attendre trop longtemps frigorifiée dans la longue nuit hivernale. Ce service peut se révéler très pratique en cas d’accident, de panne ou de tout autre impondérable.

Avide d’informations, GeoGeny est en contact permanent avec les divers opérateurs traitant les informations routières et maîtrise ainsi l’état des routes en temps réel. Grâce à cette interface, les chauffeurs sont immédiatement informés des conditions de trafic, accidents, travaux et bouchons en cours dans leur périmètre, ce qui leur permet de parvenir à bon port dans les meilleurs délais.

Résultat des courses : L’Opération GeoGeny-Nez rouge a pleinement rempli ses objectifsAvec près de 800 transports effectués dans la région lémanique durant ces dernières fêtes de fin d’année, l’opération GeoGeny-Nez-Rouge a donné pleine satisfaction à ses utilisateurs. Grâce à ce nouveau service, sunrise et CPR Groupe (Suisse) SA ont permis à l’association helvétique d’économiser des gains substantiels de temps et de kilométrage sur ses seuls secteurs de Morges et de Riviera-Chablais et d’optimiser ainsi sa qualité de service.GeoGeny a été d’une grande aide pour les 721 bénévoles impliqués dans le projet. « Cette technique nous a permis de gagner beaucoup de temps par rapport à l’année précédente » explique Philippe Richard, président de l’association pour le secteur Riviera/Chablais et coordinateur romand de la fondation qui espère renouveler l’expérience l’année prochaine. Les gains logistiques obtenus sont substantiels. Sur 28'226 kilomètres parcourus dans les régions susmentionnées, GeoGeny a permis à Nez Rouge d’économiser plus du tiers du kilométrage et a réalisé ainsi d’importantes économies de frais d’essence ainsi qu’un très important gain de temps, pour le plus grand bénéfice des personnes transportées et des bénévoles. Ces résultats enchantent Christophe Privet, consultant de CPR Groupe. « GeoGeny a été pleinement adopté par les bénévoles, même ceux qui paraissaient initialement les plus réservés et a rencontré un vif succès auprès des personnes transportées qui ont ainsi évité d’attendre jusqu’à près d’une heure, dans des conditions météorologiques hivernales.»L’impact médiatique remporté en Suisse romande et dans le monde entier par l’opération durant ces semaines conforte les deux partenaires à débuter la phase de commercialisation du service qui sera désormais proposé par CPR Groupe en location aux entreprises. Pour répondre aux préoccupations publiées dans certains médias, les avantages géorelationnels du système priment sur les craintes d’atteinte à la vie privée. Ce dernier point n’est pas d’actualité aux yeux du millier d’utilisateurs de GeoGeny, tous genres confondus. Et Philippe Richard de préciser : « Aucun bénévole ne s’est plaint de se sentir surveillé par la centrale de l’association. » Souhaitant mettre un terme à cette polémique, Christophe Privet confirme que les utilisateurs du service ne pourront pas être contrôlés à leur insu, en argumentant sur le fait que la loi sur le travail interdit déjà l’utilisation abusive d’un tel service.

Les deux partenaires débuteront l’été prochain une nouvelle expérience géorelationnelle avec l’ensemble des forces d’intervention présentes lors du festival de Jazz de Montreux placé sous le commandement du Centre d’engagement et de commandement (CECo) des polices de la riviéra lémanique. D’autres grandes entreprises de la région ont déjà signalé leur intérêt pour une telle solution et sont déjà en négociations avec la jeune entreprise domiciliée à Montreux.

Informations : www.cprgroupe.com ; www.nezrouge.ch ; www.sunrise.ch

Encadré :
De tels systèmes sont également utilisé chez les grossistes en matériel informatique

En France, les braquages de camions et les vols de cargaisons de hardware sont en augmentation. Les transporteurs et les distributeurs collaborent avec la cellule interministérielle de lutte contre la délinquance itinérante (CILDI). Durant l’année 2003, cette cellule interministérielle a recensé quelque 2786 vols de ce type dont 230 concernaient des cargaisons de matériel informatique. Parfois commis par des équipes de banlieue pour alimenter le marché gris, ces vols sont également exécutés par des bandes organisées de délinquants. La plupart des vols sont effectués à chaque rupture de charge dans la chaîne logistique. Plutôt que de souscrire des couvertures d’assurance supplémentaires et d’augmenter ainsi leur frais, les grossistes français ont décidé de mener des actions communes en collaboration avec la cellule interministérielle précitée et les transporteurs routiers. Pour ce faire, la CILDI a édité un Référentiel Sécurité visant à aider les partenaires logistiques à assurer des livraisons conformes aux exigences des produits informatiques. Dans ce cadre, la traçabilité des expéditions est largement recommandée. Ses auteurs encouragent la généralisation de l’utilisation des puces électroniques et du GPS. Ces puces permettent de compter les unités de marchandises à chaque point de transfert et facilitent ainsi la traçabilité des colis. Les grossistes français commencent également à s’intéresser à la norme RFID (Radio Frequency Identification), une nouvelle technologie d’identification et d’échange d’informations qui offre une meilleure traçabilité des marchandises. Cette nouvelle étiquette intelligente a naturellement un coût estimé entre 20 et 50 Euros qui devra certainement se répercuter sur les différents acteurs du marché. En attendant la généralisation d’utilisation de tels moyens technologiques, le facteur humain reste essentiel dans la lutte contre le vol.

Fin encadré

Encadré
Qu’est-ce que le GPS ?


Le GPS est une constellation de satellites en orbite autour de la terre qui transmettent leurs positions dans l'espace ainsi que l'heure précise. Ces données sont utilisées par le GPS pour faire des mesures de triangulation afin d'obtenir votre position géographique.
Le système fournit une couverture mondiale en continu et en 3 dimensions (position et altitude). Le système GPS a été développé par le Department of Defense (DOD) Américain et se caractérise par sa très grande fiabilité puisqu'il n'est affecté ni par les conditions atmosphériques, ni par la topographie du terrain, ni par les différentes interférences radioélectriques. Le DOD administre la maintenance du système GPS.
Bien que ce système ait été mis en place à des fins militaires, les utilisateurs civils et commerciaux y ont accès. Les satellites transmettent néanmoins deux codes : un code crypté pour la défense militaire (PPS) et un code civil (SPS). Les civils et les commerciaux utilisent des récepteurs SPS. Chaque satellite transmet des coordonnées précises (position géographique dans l'espace et altitude) ainsi que l'heure d'émission du message. Un récepteur GPS reçoit le message et mesure la différence de temps entre l'émission et la réception, ce qui lui permet de déterminer la distance le séparant du satellite. Dès que le récepteur GPS reçoit les signaux de trois satellites, il est en mesure de calculer sa propre position sur le globe terrestre. La précision GPS fournie par un récepteur SPS à utilisation civile avoisine les 10 mètres. En fait, les récepteurs civils ont prouvé qu'ils étaient bien plus précis que ce que l'on attendait d'eux. Si vous jugez qu'une précision de l'ordre de 10 mètres est insuffisante, sachez qu'il existe des moyens de transmission des mesures de correction lesquels réduisent l'erreur GPS. Le GPS différentiel est notamment l'un de ces moyens. Ce système calcule la taille de l'erreur GPS et considère cette donnée dans le calcul et l'affichage de la position GPS. Différentes méthodes existent pour obtenir le mode DGPS.

Encadré
L’Europe disposera également bientôt de son propre système satellitaire
L'Europe va bientôt se doter de son propre système mondial de navigation par satellite, Galileo, qui offrira des possibilités de localisation d'une très grande précision, sous contrôle civil. Ce système sera compatible avec les deux autres systèmes mondiaux de navigation, GPS et GLONASS. Un utilisateur pourra se servir du même récepteur pour déterminer sa position à partir des signaux envoyés par n'importe quelle combinaison de satellites. Galileo offrira toutefois à tous les utilisateurs un système bifréquence qui permettra de déterminer sa position au mètre près, ce qui est sans précédent pour un service librement accessible. Sauf dans des circonstances extrêmes, il sera toujours disponible et ses utilisateurs seront informés en quelques secondes de l'éventuelle défaillance de l'un des satellites. Il pourra ainsi servir à des applications nécessitant un maximum de sécurité, comme la conduite des trains, le guidage des voitures et l'atterrissage des avions. Un premier satellite expérimental sera lancé fin 2004 dans le cadre de ce que l'on nomme le banc d'essais du système Galileo (GSTB). Ce satellite permettra de caractériser les technologies critiques qui sont en cours de développement sous des contrats attribués par l'ESA. De un à quatre satellites seront ensuite lancés entre 2005 et 2006 pour valider la constellation Galileo de base et le segment sol associé. Une fois cette "phase de validation en orbite" (OIV) terminée, on lancera les autres satellites pour parvenir au stade dit de "capacité opérationnelle totale" (FOC) en 2008. Une fois entièrement déployée, la constellation Galileo comprendra 30 satellites (27 opérationnels et 3 de réserve), postés sur trois plans d’orbites circulaires moyennes (MEO) de 23616 km d'altitude, inclinées à 56° par rapport à l'équateur. Cela permettra d'assurer une excellente couverture de notre planète, les signaux Galileo pouvant être fournis jusqu’à une latitude de 75° degrés nord - ce qui correspond à la position du Cap Nord - et même au delà. Grâce au nombre important de plates formes, à l'optimisation de la constellation et à la présence de trois satellites de réserve actifs, les utilisateurs ne s'apercevront même pas d’une panne éventuelle sur l'un des satellites. Deux centres de contrôle Galileo (GCC) seront installés en Europe pour suivre le fonctionnement des satellites et gérer le système de navigation. Les données fournies par un réseau mondial de vingt stations de détection (GSS) seront adressées aux GCC, via un réseau de télécommunications redondant. Les GCC utiliseront les données envoyées par les GSS pour établir les données d'intégrité et pour synchroniser les signaux de temps des horloges des stations sol et des satellites. Les centres de contrôle adresseront leurs données aux satellites par l'entremise de stations dites de "liaison montante". Cinq stations de ce type en bande S et 10 stations en bande C seront installées à cet effet autour du globe. Galileo fournira en outre un service de recherche et de secours à l'échelle de la planète, basé sur le système opérationnel Cospas-Sarsat. Pour remplir cette mission, les satellites seront équipés d'un répéteur, capable de retransmettre les signaux de détresse lancés par des utilisateurs vers un centre de coordination des secours qui se chargera de lancer les opérations de sauvetage. Le système adressera également un signal à l'utilisateur pour lui annoncer que son appel a été détecté et que des secours sont organisés. Cette dernière fonction est une nouveauté. Elle représente une importante amélioration par rapport au système existant qui n'est pas en mesure d'envoyer un signal en retour à l'utilisateur.

Fin Encadré
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