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  <title>Le Blog de Mathieu Janin / Mathieu Janin's Blog - mjccd.com -  EMJI Ventures - Smartketing.ch - Pleeaase.com - Inbound-PR-Academy.net - Smartketing.ai - Smartketing.eu - CaGlanePourMoi.ch - </title>
  <description><![CDATA[Le blog de Mathieu Janin, conseil en communication diplômé, ancien président de la Société (Suisse) Romande de Relations Publiques, ancien président de l'association faîtière suisse romande des associtions informatiques (ICT-SR). Contient des articles sur la communication d'entreprise, les médias helvétiques et l'évolution du marché ITC depuis la fin du siècle dernier. Passionné par l'évolution de la communication, l'auteur de ce blog s'intéresse aux nouveaux outils de communication tels que le Persuasion Marketing, le buzz, le web 2.0, la communication 2.0 et les nouvelles formes de communication non interruptive. http://www.le-blog-de-mathieu-janin.net]]></description>
  <link>https://www.le-blog-de-mathieu-janin.net/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-07T02:43:03+02:00</dc:date>
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   <title>Le Blog de Mathieu Janin / Mathieu Janin's Blog - mjccd.com -  EMJI Ventures - Smartketing.ch - Pleeaase.com - Inbound-PR-Academy.net - Smartketing.ai - Smartketing.eu - CaGlanePourMoi.ch - </title>
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   <title>J'ai audité mon propre blog. 76 % de mon audience n'existe pas.</title>
   <pubDate>Mon, 03 Aug 2026 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mathieu Janin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[smartketing]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mes statistiques annonçaient 43 702 visiteurs en juillet. Google Analytics en comptait 2 425. Après filtrage, il en restait 570. Ce qui suit est l'audit complet de mon propre site — le mauvais chiffre, les robots, les articles que personne ne lit, et la seule chose qui fonctionne. Je le publie entier parce qu'un consultant qui n'ose pas s'appliquer sa propre méthode ne vaut pas qu'on l'écoute.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.le-blog-de-mathieu-janin.net/photo/art/default/97546695-67927079.jpg?v=1785585724" alt="J'ai audité mon propre blog. 76 % de mon audience n'existe pas." title="J'ai audité mon propre blog. 76 % de mon audience n'existe pas." />
     </div>
     <div>
      Il y a trois jours, j'ai ouvert les statistiques de ce blog avec l'intention d'y passer dix minutes.<br />
<br />
J'y suis resté deux jours, et j'en suis sorti avec un chiffre que je ne pourrai plus jamais utiliser.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Le chiffre</h2>
Mon hébergeur m'annonçait, pour le seul mois de juillet 2026 : 43 702 visiteurs, 50 043 visites, 78 378 pages vues. Il séparait consciencieusement ce trafic d'une seconde catégorie, le « trafic non vu », généré par les robots — 108 277 pages supplémentaires.<br />
<br />
Google Analytics, sur la même période et le même site, comptait 2 425 utilisateurs.<br />
<br />
Un écart de facteur dix-huit entre deux outils qui mesurent la même chose. C'est le genre d'anomalie devant laquelle on a deux attitudes possibles : choisir le chiffre qui arrange, ou aller voir.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Ce que j'ai trouvé en allant voir</h2>
Sur les 2 425 utilisateurs mesurés par Analytics, 1 856 venaient de Singapour. Soit 76,4 %.<br />
<br />
Durée d'engagement moyenne de ces visiteurs singapouriens : <strong>0,10 seconde</strong>.<br />
<br />
Un dixième de seconde. Le temps d'ouvrir une page et de repartir. Aucun être humain ne lit un article de 1 200 mots en un dixième de seconde, et aucun n'ouvre 1 856 fois un blog romand depuis Singapour.<br />
<br />
Trois autres signatures confirment le diagnostic, et elles proviennent des statistiques de mon propre hébergeur :<br />
<br />
<ul style="margin: 6px 0 6px 22px;">
<li style="margin: 0 0 6px 0;">83,02 % du trafic utilise Chrome 101.0.4591.54. Une version unique et figée. Un parc humain de plusieurs milliers de visiteurs se répartit sur des dizaines de versions de navigateur ; une chaîne identique à 83 %, c'est une flotte automatisée.</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">1 818 visiteurs affichent exactement la même résolution d'écran, 1280x1200. C'est une signature classique de navigateur sans interface, exécuté en centre de données.</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">79 % des accès sont directs, contre 2,63 % venant des moteurs de recherche. Pour un site de 812 articles indexés depuis 2018, cette répartition est arithmétiquement impossible avec une audience réelle. Un humain qui découvre un article arrive par Google. Un robot arrive en direct.</li>
</ul>

J'ai ensuite étendu la mesure à trois mois, du 3 mai au 31 juillet, en excluant Singapour. Résultat : 4 370 utilisateurs bruts, 1 693 réels.<br />
<br />
<strong>Environ 570 lecteurs par mois.</strong> Contre 43 702 annoncés. Un facteur soixante-seize.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Ce qui est réellement lu</h2>
J'ai ensuite posé une question plus dure : parmi ces lecteurs réels, que lisent-ils ?<br />
<br />
En ne retenant que les pages dont la durée d'engagement dépasse cinq secondes — un seuil volontairement bas — il reste <strong>17 pages et 552 sessions</strong> pour le mois de juillet. Sur 812 articles publiés.<br />
<br />
En tête, avec 404 sessions et 33,8 secondes d'engagement : un article consacré aux dix plats emblématiques d'Auguste Escoffier servis aux Grands Buffets de Narbonne.<br />
<br />
À lui seul, il représente 73 % de la lecture réelle de ce blog. Il ne parle ni de marketing, ni de stratégie, ni de PME. Mon lectorat principal cherche un restaurant dans l'Aude.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Et maintenant la partie désagréable</h2>
J'ai isolé les articles consacrés à mon métier. Il y en a 246.<br />
<br />
En juillet, ces 246 articles ont totalisé 650 sessions. Sur ces 650, <strong>sept</strong> dépassaient cinq secondes de lecture. Deux pages, toutes deux anciennes.<br />
<br />
Ma série récente sur l'intelligence artificielle et le marketing, publiée dans les trois langues, affiche ceci :<br />
<br />
<ul style="margin: 6px 0 6px 22px;">
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Tirer parti de la puissance de l'IA : 28 sessions, 0,00 seconde</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Die Macht der künstlichen Intelligenz nutzen : 21 sessions, 0,00 seconde</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Leveraging the Power of AI : 21 sessions, 0,14 seconde</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Transcending Marketing with AI : 15 sessions, 0,00 seconde</li>
</ul>

Zéro. Pas « faible » : zéro. Le ratio de pages vues par utilisateur sur l'ensemble de ce corpus est de 1,000 — aucun visiteur n'a jamais ouvert un second article. Ce sont des robots, y compris, très probablement, des robots d'entraînement de modèles de langage, qui ciblent en priorité les contenus traitant d'IA.<br />
<br />
Deux cent quarante-six articles sur mon propre métier, sept sessions lues.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Pourquoi</h2>
J'ai passé un moment à chercher une explication technique. Il n'y en a pas. L'explication est éditoriale, et je l'enseigne depuis des années.<br />
<br />
Voici les titres qui ne se lisent pas :<br />
<br />
<ul style="margin: 6px 0 6px 22px;">
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Transformer le marketing pour les petites entreprises</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Quand l'IA bouscule le marketing suisse</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Votre concurrent utilise déjà l'IA. Et vous ?</li>
</ul>

Voici ceux qui se lisent :<br />
<br />
<ul style="margin: 6px 0 6px 22px;">
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Frein à l'endettement communal : pourquoi la commune d'Ursy pourrait ouvrir une voie pour tout le canton de Fribourg — 29 sessions, et jusqu'à 139 secondes d'engagement sur le premier volet de la série</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Les 10 plats emblématiques d'Auguste Escoffier aux Grands Buffets de Narbonne — 404 sessions</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">Actualité locale de Savigny, Forel et du Jorat — 89 secondes d'engagement</li>
</ul>

La différence saute aux yeux dès qu'on applique un test que j'utilise avec mes clients depuis longtemps :<br />
<br />
<strong>Un concurrent pourrait-il signer ce titre sans changer un mot ?</strong><br />
<br />
« Quand l'IA bouscule le marketing suisse » : n'importe qui. « Frein à l'endettement communal : pourquoi la commune d'Ursy pourrait ouvrir une voie pour tout le canton de Fribourg » : personne au monde.<br />
<br />
Ce qui se lit est précis, situé, daté, nommé — et contestable. Ce qui ne se lit pas est vrai, propre, professionnel, et interchangeable.<br />
<br />
J'ai écrit 246 fois la seconde catégorie.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Le détail qui m'a le plus surpris</h2>
Sur trois mois, LinkedIn ne m'a amené <strong>aucune session</strong>. Pas une seule.<br />
<br />
Facebook, où je ne fais aucun effort particulier, en a amené cinquante. X, vingt-cinq. Ecosia, vingt-deux. ChatGPT, Perplexity et NotebookLM cumulent sept sessions — davantage que LinkedIn, où je publie régulièrement en deux langues.<br />
<br />
La leçon n'est pas que LinkedIn ne sert à rien. C'est que LinkedIn est une audience captive et non une source de trafic : ce qu'on y publie doit se suffire à lui-même, parce que personne n'en sortira pour aller lire ailleurs.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Ce que je change</h2>
Le chiffre d'audience, d'abord. Je ne dirai plus jamais 43 702. Je dirai environ 570 lecteurs par mois, dont 430 arrivés par recherche, avec 37 secondes d'engagement moyen. C'est vingt fois moins impressionnant et infiniment plus solide : ce sont des personnes qui lisent réellement.<br />
<br />
La production, ensuite. Le volume ne sert à rien. Huit à dix articles par an, précis, situés, nommés, valent mieux que 246 articles corrects que personne n'ouvre.<br />
<br />
La mesure, enfin. Une seule métrique désormais : les sessions dépassant cinq secondes d'engagement. Les compteurs de visites ne mesurent pas la lecture, ils mesurent le passage.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Pourquoi je publie ça</h2>
Parce que je vends du conseil en marketing, et qu'un consultant qui n'ose pas s'appliquer sa propre méthode ne mérite pas qu'on l'écoute.<br />
<br />
Parce que je soupçonne que la plupart des PME qui liront ces lignes ont exactement le même problème : un chiffre d'audience flatteur qui ne veut rien dire, un corpus de contenu que personne ne lit, et un message que leur concurrent pourrait signer.<br />
<br />
Et parce que la seule chose qui distingue vraiment un professionnel, c'est ce qu'il fait quand les chiffres lui donnent tort.<br />
<br />
Si vous voulez faire le même exercice chez vous, commencez par la question la plus simple : ouvrez votre page d'accueil et demandez-vous, phrase par phrase, si votre concurrent direct pourrait la signer sans en changer un mot.<br />
<br />
Vous avez le résultat en dix minutes. Il ne sera pas plus agréable que le mien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le discours du 1er août, ou l'anatomie d'un message qui ne dit rien</title>
   <pubDate>Sat, 01 Aug 2026 11:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mathieu Janin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Opinion]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette année, la sécheresse aura éteint les feux avant même qu'on ne les allume. Il ne restera que le discours : prononcé des centaines de fois ce soir, devant un public acquis, dans des conditions idéales — et oublié dès dimanche matin. Ce n'est pas une question de talent. C'est un mécanisme, et il vide aussi la page d'accueil de votre entreprise.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.le-blog-de-mathieu-janin.net/photo/art/default/97545984-67926726.jpg?v=1785578650" alt="Le discours du 1er août, ou l'anatomie d'un message qui ne dit rien" title="Le discours du 1er août, ou l'anatomie d'un message qui ne dit rien" />
     </div>
     <div>
      Cette année, il n'y a pas de feu.<br />
<br />
Canicule, sécheresse, interdictions cantonales : dans une grande partie du pays, le bûcher restera monté et éteint. Il ne restera donc, ce soir, que la soupe, la fanfare, les lampions — et le discours.<br />
<br />
C'est une bonne occasion de s'intéresser à ce dernier. Parce que le discours du 1er août est un objet de communication remarquable : il est prononcé des centaines de fois le même soir, devant un public acquis, dans des conditions idéales. Et il ne laisse presque jamais la moindre trace.<br />
<br />
Le cahier des charges, explicite ou tacite, tient en un mot : rassembler. Ne froisser personne. Rappeler ce qui nous unit. Le résultat est parfaitement prévisible — 1291, le Grütli, le fédéralisme, la diversité, le travail, la jeunesse, les racines et l'avenir, la responsabilité de chacun.<br />
<br />
Outre-Sarine, la <em>1.-August-Rede</em> obéit exactement aux mêmes lois. La langue change, la structure non. J'ai passé une vingtaine d'années de l'autre côté du Röstigraben : c'est l'une des rares productions qui traverse la frontière linguistique sans perdre une virgule.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Le mécanisme : la moyenne des susceptibilités</h2>
Ce n'est pas un problème d'orateur, et ce n'est pas un problème de talent. C'est un problème d'arithmétique.<br />
<br />
Chaque fois que celui qui écrit retire une phrase parce qu'elle pourrait déplaire à une partie de l'assemblée, il retire précisément ce qui aurait pu être retenu. L'anecdote trop locale — elle exclut les nouveaux arrivants. La position tranchée — elle divise. Le chiffre précis — il engage. Le nom propre — il expose.<br />
<br />
Ligne après ligne, le texte converge vers la moyenne des susceptibilités présentes dans la salle. Et cette moyenne, par construction, n'appartient à personne.<br />
<br />
Un message calibré sur ce qui ne dérange personne n'accroche rien. Ce qui n'accroche rien ne se mémorise pas. Il n'y a là aucune fatalité rhétorique : il y a une chaîne de décisions parfaitement rationnelles, prises une à une, dont la somme produit exactement l'inverse de l'effet recherché.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Ce qui reste, quand quelque chose reste</h2>
J'ai siégé deux législatures au législatif de Forel-Lavaux et un mandat à l'exécutif de Montet. J'ai donc écouté ma part de 1er août. Les rares discours dont je me souviens encore faisaient tous la même chose.<br />
<br />
Ils prenaient un angle. Un seul.<br />
<br />
Une ferme, une année de gel, un nom de famille, un conflit communal réglé trente ans plus tôt et que la moitié de la salle croyait oublié. Du concret, daté, situé, nommé. Et donc discutable : une partie de l'assistance n'était pas d'accord, et c'est précisément pour cette raison que l'on en parlait encore le lendemain à la laiterie.<br />
<br />
La mémoire ne se déclenche pas au consensus. Elle se déclenche à la précision, et à un léger inconfort.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Le même mécanisme, 365 jours par an</h2>
Vous voyez sans doute où mène cette chronique.<br />
<br />
Ouvrez la page d'accueil d'une PME romande au hasard. Vous y lirez, à peu de chose près :<br />
<br />
<ul style="margin: 6px 0 6px 22px;">
<li style="margin: 0 0 6px 0;">« Des solutions sur mesure adaptées à vos besoins »</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">« Proximité, qualité, confiance »</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">« Votre partenaire depuis 1987 »</li>
<li style="margin: 0 0 6px 0;">« Une équipe passionnée et à votre écoute »</li>
</ul>

Ces phrases ne sont pas fausses. Elles sont pires que fausses : elles sont invérifiables et interchangeables. Elles ont été écrites selon le cahier des charges du discours du 1er août — ne froisser aucun segment, ne fermer aucune porte, ne renoncer à aucun prospect.<br />
<br />
À la différence près qu'elles sont diffusées toute l'année.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Le test du concurrent</h2>
Il existe une manière très rapide de savoir si une phrase de votre communication dit quelque chose. Une seule question :<br />
<br />
<strong>Votre concurrent direct pourrait-il signer cette phrase sans en changer un mot ?</strong><br />
<br />
Si la réponse est oui, la phrase ne dit rien. Elle occupe de la place, elle consomme l'attention d'un lecteur qui n'en accorde que quelques secondes, et elle repousse d'autant le moment où il apprendra ce que vous faites réellement.<br />
<br />
Faites l'exercice sur votre page d'accueil, phrase par phrase, en biffant tout ce qu'un concurrent pourrait reprendre tel quel. Le résultat surprend presque toujours — et ce qui survit à l'exercice constitue le véritable matériau de votre positionnement.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Trois questions pour dé-généraliser un message</h2>
<h3 style="margin: 24px 0 10px 0;">1. Que refusons-nous de faire, que nos concurrents acceptent ?</h3>
Un positionnement se construit autant par ce qu'il exclut que par ce qu'il promet. Un mandat refusé, un segment écarté, une méthode proscrite : voilà des affirmations que personne d'autre ne peut copier.<br />
<br />
<h3 style="margin: 24px 0 10px 0;">2. Quel client précis illustre notre promesse mieux que l'adjectif que nous employons ?</h3>
Remplacez « réactifs » par la situation datée où votre réactivité a effectivement sauvé quelque chose. L'adjectif est une opinion sur vous-même ; le cas est une preuve.<br />
<br />
<h3 style="margin: 24px 0 10px 0;">3. Qu'est-ce qui, dans notre message, nous ferait perdre une partie du marché ?</h3>
C'est la question inconfortable, et c'est la plus utile. Un positionnement qui ne coûte rien ne vaut rien. Si votre message ne vous fait renoncer à aucun prospect, c'est qu'il n'en attire aucun en particulier.<br />
<br />
<h2 style="margin: 34px 0 14px 0;">Le bûcher intact</h2>
Cette année, il n'y aura pas de feu. Dans beaucoup de communes, le bûcher restera monté sur la colline : bien construit, visible de loin, parfaitement inutile.<br />
<br />
C'est une image assez juste de la plupart des pages d'accueil.<br />
<br />
Belle fête nationale à toutes et à tous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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