Mathieu Janin 2.0

Une année charnière pour l’exécutif de Savigny

Lundi 22 Décembre 2014

La génération X accède au commande de l’exécutif de Savigny avec Chantal Weidmann Yenny. Portrait d’une syndique multiculturelle et participative face aux défis qui vont occuper l’exécutif communal ces prochaines années.


La nouvelle syndique de Savigny Chantal Weidmann Yenny
La nouvelle syndique de Savigny Chantal Weidmann Yenny
Chantal Weidmann Yenny fait partie de ces enfants du pays qui ont développé un bagage multiculturel durant leur vie. Arrivée avec ses parents au village de Savigny au printemps 1977, elle s’intègre rapidement grâce à l’école communale avant de poursuivre sa scolarité au collège puis au gymnase en ville de Lausanne. Cette bachelière en langues modernes décide de poursuivre ses études dans un monde un peu plus masculin et suit ainsi les traces de son grand-père maternel. Elle intègre la faculté d’architecture à l’EPFL…l’ancienne qui avait établi ses quartiers au cœur de la cité et non pas encore dans le campus décentralisé d’Ecublens. Cette expérience d’études d’architecture en groupe et au cœur du chef-lieu vaudois façonnera son intérêt pour le développement harmonieux de la société contemporaine. Humaniste et curieuse, elle acquiert, grâce à ses études en architecture une vision élargie des choses, même si peu d’aspects pratiques sont abordés durant ces années d’études. Durant cette période, elle rencontre son futur mari, également étudiant en architecture, retourné en Suisse après avoir vécu jusque là aux Etats-Unis. Avec lui, elle découvre la culture anglo-saxonne et ses particularités que sont les réjouissances autour de la fête d’Halloween ou de Thanksgiving qu’elle pratique régulièrement en famille.

En 1995 c’est la crise immobilière. Fraîchement diplômée, Chantal Weidmann Yenny franchit la barrière de rösti pour une première expérience professionnelle outre-Sarine. De langue maternelle allemande, elle s’intègre rapidement dans cette autre culture et apprécie ce regard différent sur l’architecture et une autre façon d’aborder les choses durant 5 ans. Elle a quitté la maison familiale de Savigny pour résider sous-gare et profiter ainsi plus facilement de la gare de Lausanne qui lui permet de penduler rapidement vers la capitale. En 2000 c’est le choc culturel. Chantal est son mari séjournent une année au Vietnam pour « offrir leur savoir-faire architectural en matière de développement durable ». Nos deux Suisses sont rapidement confrontés à la réalité pragmatique des pays en voie de développement. Le développement durable c’est bien mais c’est plutôt la recherche de financement qui occupe leurs interlocuteurs. Cette expérience permet au jeune couple de prendre du recul et de composer par rapport aux attentes différentes de leurs vis-à-vis vietnamiens.

En 2001, le couple réintègre la maison familiale de Savigny. Suite au décès de son papa, la maman de la future syndique a décidé de vivre en Allemagne et la maison restait inoccupée. Prenant possession des lieux, sa fille collabore avec son mari et son associé qui ont fondé une entreprise quelques années plus tôt. Elle est principalement responsable des concours d’architecture auquel participe l’entreprise. Fortement décidée à s’intégrer dans sa région après avoir couru le monde, Chantal Weidmann Yenny rejoint le Conseil communal jusqu’en 2010 où elle est élue à la municipalité. À la naissance de leur fils, cette jeune mère se décide à jouer son rôle maternel tout en travaillant à domicile en raison des carences communales en matière de structure d’accueil. Leur amélioration sera sa première motivation politique. Municipale chargée de l’urbanisme, de la police des constructions et de l’instruction publique, Madame Weidmann Yenny tire parti de ses compétences et expériences maternelles et architecturales pour devenir une municipale très populaire par son écoute et sa large vision d’esprit. Suite à la décision de Jean-Philippe Thuillard de se retirer de la syndicature à la fin de l’année, elle est élue tacitement à la tête de l’exécutif communal le 20 octobre dernier.

Membre du parti PLR, Chantal Weidmann Yenny épaulera les deux conseillers entrants dans la découverte de leurs nouveaux dicastères. Son style de présidence sera forcément différent de celui de son prédécesseur, même si elle ne prévoit pas de révolution au sein de l’exécutif. Elle compte bien laisser la liberté d’agir à ses collègues tout en gardant le cap et la ligne de référence. Elle soutiendra ses nouveaux collègues au démarrage de leur activité de municipaux. Pour ce faire, un réaménagement des dicastères a été collégialement décidé. Gilbert Regamey gardera tel quel son dicastère des travaux, voirie, routes, déchets, domaines et forêts, à l’instar de son collègue Jacques Ochs qui se verra attribuer la police en supplément de son actuel dicastère comprenant déjà l’épuration, de la distribution d’eau potable, des services industriels. Les nouveaux entrants Louis Pipoz et Daniel Métraux s’occuperont respectivement du dicastère des finances , de l’instruction publique et des affaires sociales, pour le premier, ainsi que celui des bâtiments, du service du feu, de la protection civile et des associations sportives et de jeunesse pour le second. La nouvelle syndique gardera l’aménagement du territoire, la police des constructions et recevra de son prédécesseur l’administration générale et les relations publiques.

Les défis à relever ne manquent pas pour le nouvel exécutif savignolan : Développement harmonieux de la commune de Savigny, point charnière entre la région lausannoise, le Lavaux, la Broye et le Jorat, situation financière préoccupante par rapport à la facture sociale et la péréquation, faiblesse de plus en plus marquée de la maîtrise budgétaire, défi de la journée scolaire continue et intercommunalités. Ces sujets feront certainement couler encore beaucoup d’encres ces prochaines années.

Lorsqu’on lui demande pourquoi elle a brigué la syndicature, Chantal Weidmann Yenny nous explique que cinq ans de collaboration au sein d’un collège exécutif apporte beaucoup d’expérience aux niveaux communaux, intercommunaux et cantonaux. L’amour de la recherche de consensus et un regard (ndlr : féminin) différent devraient permettre à la nouvelle syndique de tirer son épingle du jeu dans une période ou les défis urbanistiques de la communes ne doivent pas être sous-estimés et concernent également tous les autres dicastères. L’accueil des nouveaux municipaux, élus juste avant les prochaines élections de 2016, ne doit pas être pris à la légère. Elle agira en tant que relais entre l’ancienne et la nouvelle équipe municipale. La prochaine législature sera le terrain d’essai du nouveau mode de gestion communale « à la proportionnelle ». Chantal Weidmann Yenny espère que ce nouveau mode de fonctionnement partisan n’entravera pas la bonne marche des affaires communales. La nouvelle syndique compte sur la bonne alchimie entre ses membres pour permettre aux diverses instances communales de tirer à la même corde afin d’avancer. La formule magique semblerait donc avoir de l’avenir à Savigny. A terme, la création de groupes de partisans politiques devrait permettre de mieux structurer la politique communale et d’appuyer plus facilement certaines initiatives préalablement débattues en leurs seins. Il reste encore quelques jours à Madame Weidmann Yenny pour fêter Noël et Nouvel-An en famille et se reposer avant d’affronter son nouveau défi à la tête de l’exécutif savignolan.

Chantal Weidmann Yenny s'est prêtée au "Questionnaire de Pivot"

Le questionnaire de Pivot a été inventé par Bernard Pivot au milieu des années 1970 et est directement inspiré du questionnaire de Proust.
Le célèbre critique littéraire avait pris l'habitude soumettre ses invités à une série de 10 questions lors de ses émissions "Apostrophes" et "Bouillon de culture".
Ce questionnaire est également devenu célèbre, outre-Atlantique, grâce à James Lipton et son émission "Inside the Actor's Studio".
Durant l'émission, l'animateur soumettait, lui aussi, ses invités au questionnaire et rendait un vibrant hommage à Bernard Pivot avec la phrase "the great Bernard Pivot".


Intégralité du questionnaire de Pivot rempli par Chantal Weidmann Yenny :
  • Votre mot préféré ? échange
  • Le mot que vous détestez ? misanthrope
  • Votre drogue favorite ? selon les heures, du café ou un verre de chasselas
  • Le son, le bruit que vous aimez ? le bruissement des feuilles dans la forêt lorsque je promène mon chien
  • Le son, le bruit que vous détestez ? les bruits de mastication « bouche ouverte » durant les repas
  • Votre juron, gros mot ou blasphème favori ? joker. En fait je ne jure pas souvent
  • Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque ? Monsieur Aebischer pour la mise en avant de l’EPFL ou Roger Federer au niveau sportif
  • Le métier que vous n'auriez pas aimé faire ? Dame-Pipi
  • La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? Un érable
  • Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire ? « Redescends car tu n’as pas encore totalement terminé ce que tu avais à faire sur terre. »
Mathieu Janin

Mathieu Janin

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